À première vue entre TOC et cocaïne, il est difficile de faire le rapprochement. Et pourtant ! Ces deux personnes ont un comportement dit « compulsif ».

Des études d’imagerie ont mis en évidence le dysfonctionnement d’un même circuit de neurones dans le cerveau, à l’origine de ce trouble comportemental : le circuit des ganglions de la base. Mais si l’on connaît maintenant la localisation du trouble à l’origine des compulsions, l’altération au niveau même des neurones est quant à elle bien moins connue. Aussi, pour l’étudier, un modèle expérimental de compulsions induites par la cocaïne a été élaboré chez le rat.

L’animal est ainsi traité à la cocaïne pendant plusieurs jours, le temps que l’altération du circuit des ganglions de la base s’aggrave progressivement, jusqu’à ce que l’administration de cocaïne provoque chez le rat des mouvements stéréotypés et répétitifs. Les expériences en laboratoire sur ce modèle ont ainsi révélé des altérations de la libération de deux neurotransmetteurs durant la période de stéréotypies : la dopamine et l’acétylcholine.

Le rat traité à la cocaïne s’avère donc un modèle utile pour étudier les Troubles Obsessionnels et Compulsifs. Cependant, à moins qu’on ne découvre prochainement comment demander au rat s’il est en proie à des obsessions, il ne reproduit que le versant compulsionnel de la maladie. Des résultats donc, pour un modèle à nuancer...

EN ANNEXE : le résumé scientifique de mon rapport de recherche